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Jadis, les arbres morts avaient une connotation négative et on les pensait être des refuges à organismes pathogènes présentant un risque sanitaire pour les arbres sains alentours. De plus, l’état mort de l’arbre ne satisfaisait pas l’image que l’on avait de la forêt.

Et pourtant, nous savons aujourd’hui que le bois mort grouille de vie ! Il est primordial de préserver et de protéger en forêt des arbres au titre de la biodiversité : il est admis qu’un quart de la biodiversité forestière y est directement liée.

Qu’ils soient morts sur pied ou au sol, sénescents, qu’ils soient très gros, très vieux, à fentes ou à cavités, supports de nids d’oiseaux, présentant des singularités ou des bizarreries de la nature… ces arbres concourent à la richesse biologique d’une forêt. Ils sont structurants pour la biodiversité et sont l’habitat de communautés successives d’espèces de la faune, de la flore et de la fonge. Certaines sont dites spécialistes du bois mort, c’est-à-dire qu’elles ne peuvent vivre que grâce à leur présence. De plus, ces habitats apportent de nombreux services écologiques (production d’humus, structurent et stabilisent les sols, cycle du carbone…).

PEFC Grand Est Nico Les arbres à conserver en forêt au titre de la biodiversité

Une forêt où l’on trouve du bois mort est donc plus riche en biodiversité et plus résiliente face aux aléas climatiques et/ou sanitaires.

La protection de la biodiversité dans la gestion forestière n’est pas accessoire et relève parfois du bons sens. L’exemple de la conservation de ces arbres particuliers, si chers à la vie de la forêt, est une pratique simple qui ne nécessite pas d’entretien. Les seules limites concernent le risque potentiel pour la sécurité des usagers en forêt, et dans certains cas très particuliers, le risque d’incendie et de santé des forêts.

L’article 3.5 du standard de gestion forestière durable PEFC (PEFC/FR ST 1003-1 : 2016) prévoit le maintien et/ou le recrutement :

  • D’au moins un arbre mort ou sénescent par hectare ;
  • D’au moins un arbres à cavités visibles, vieux ou très gros par hectare ;
  • Du bois mort au sol de toutes dimensions et de toutes essences.

Ne pas oublier que dans la nature : la diversité appelle la diversité !

Le Saviez-vous ?

Les Pics sont des oiseaux principalement insectivores : ils peuvent consommer une grande quantité de larves de scolytes quand ils pullulent comme c’est la cas actuellement depuis 2018 dans le Nord Est de la France. Ces oiseaux nichent dans des cavités qu’ils creusent dans les arbres, le plus souvent morts ou déjà affaiblis, leur population est donc directement dépendante de ce type d’habitat.